Un moment de grâce à l’église de Felletin !

Le second concert du festival “Musique au cœur de la tapisserie”, qui a eu lieu le 29 juillet, a transporté plus de 140 personnes sur des chemins musicaux poétiques entre Orient et Occident, aux sons de la harpe, de la flûte traversière, de la cithare vietnamienne et du traverso.

L’église du Moutier de Felletin se prête particulièrement bien aux sonorités aériennes de la flûte et de la harpe.
Carine Honorat à la flûte, Laurence Bancaud à la harpe

Empreintes d’harmonie, de légèreté ou de joies populaires, les œuvres interprétées ont pu aussi se révéler abruptes et contrastées, notamment le Stratus de Yoshihisa Taïra (1957-2005), compositeur japonais qui disait “La flûte, pour moi, c’est un cri, un gémissement aussi, très humain et direct. C’est une voix humaine “.

Ce morceau a permis de découvrir une utilisation peu habituelle des deux instruments dans le registre des sons percussifs, coups appliqués sur la caisse, les cordes ou les pédales de la harpe, coups et roulés de langue mais aussi notes suraigües de la flûte.

Les interprètes sur les chemins escarpés du Stratus de Yoshihisa Taïra
ou dans une calme mélodie traditionnelle japonaise suggérant une averse sur Yogashima.

L’interprétation de mélodies asiatiques traditionnelles a nécessité l’utilisation d’instruments traditionnels, la cithare vietnamienne et le traverso (flûte traversière baroque en bois).

Après le concert, les deux interprètes se sont volontiers prêtées au jeu des questions-réponses, expliquant le fonctionnement de la harpe, le jeu de la cithare ou les subtilités de la partition du Stratus de Taïra.

Laurence Bancaud présente la cithare vietnamienne à l’issue du concert
Carine Honorat explique les annotations qui permettent d’interpréter la partition du Stratus de Yoshihisa Taïra

Quelques notes du programme que nous avons découvert à Felletin ce 29 juillet


Crédits photos : Yveline Le Grand